La plupart des plaintes des étudiants se résument au fait
qu’ils ont l’impression de ne pas avoir suffisamment de temps pour finir leurs révisions
ou des devoirs à remettre. On entend parfois des phrases du genre : « je
n’ai pas le temps car je dois me concentrer sur ci ou ça », « j’ai
besoin d’un peu plus de temps pour faire ci ou ça », « le temps me
tient par la gorge », etc. Nous avons souvent l’impression que malgré le
nombre d’heures passées à la bibliothèque, les nuits blanches, les week-ends
sacrifiés, nous n’avons pas avancé. Cela me rappelle des personnes pour qui un jour devrait durer plus de 24h, mais ne disent jamais
combien d’heures un jour devrait durer. En
y réfléchissant, on se rend compte que le problème n’est pas le nombre d’heures
de la journée mais plus tôt comment le temps que nous avons à notre disposition
est géré.
Je suis de ceux qui pensent qu’en 16h de temps par jour on peut, grâce à une bonne organisation, accomplir plusieurs tâches, entre autres l’uni, le job, se relaxer (jeux…), et rencontrer des amis, passer des coups de fil, etc. Bref, un manque de temps n’est pas un argument assez solide pour expliquer pourquoi plusieurs étudiants se sentent submergés. L’on peut aussi se permettre de dire que le tout réside plus dans la gestion de notre temps et de notre façon de travailler que dans la tâche que nous devons accomplir.
Je suis de ceux qui pensent qu’en 16h de temps par jour on peut, grâce à une bonne organisation, accomplir plusieurs tâches, entre autres l’uni, le job, se relaxer (jeux…), et rencontrer des amis, passer des coups de fil, etc. Bref, un manque de temps n’est pas un argument assez solide pour expliquer pourquoi plusieurs étudiants se sentent submergés. L’on peut aussi se permettre de dire que le tout réside plus dans la gestion de notre temps et de notre façon de travailler que dans la tâche que nous devons accomplir.
N’étant que des êtres humains, nous avons le plus souvent
cette tendance à nous décourager facilement face à certaines tâches ou alors nous
essayons juste de trouver des alibis pour justifier notre paresse, ou le manque
de motivation qui nous anime. Je dois
avouer qu’il y a des moments où je n’ai aucune envie (pour une raison ou
pour une autre) de m’asseoir des heures durant pour lire des pages d’un livre.
Ce qui est encore pire c’est lorsque pendant sa lecture on a l’impression de ne
rien comprendre ou que l’on ne comprend effectivement rien. C’est ainsi que l’esprit
s’égare rapidement (on se souvient alors qu’on doit nettoyer les vitres de sa
fenêtre, changer ces rideaux etc.) et rester focalisé ou concentré pour 15 minutes
devient un rude combat et la chaîne continue avec la déconcentration, la fatigue,
la distraction (on se souvient qu’on avait promis à X ou Y de l’appeler ou qu’il
faut passer un bonjour à un tel). Le temps suivra son court et nous serons
assis à notre table à compter les secondes ou regarder notre montre chaque
10-15 minute en se consolant que l’on travaille même si on n’avance pas comme
on le voudrait. Curieusement, le jour où on retrouve ses forces on se rend
compte que ce qui a été précédemment fait n’était pas du travail mais un
semblant de travail parce qu’on se retrouve le plus souvent à refaire un
travail que l’on croyait achevé. Si cela vous arrive pas de panique vous n’êtes
pas seul peut être c’est même la nature qui la veut ainsi ou alors Dieu
voudrait que vous passer á autre chose la présentement. J’aime l’expression
anglo-saxonne "pseudo-working" pour qualifier ce genre de situation.
En fait, c’est une situation où on passe des heures au travail et non des
heures de travail. Un étudiant pseudo-worker peut passer toute une journée à
lire peu importe le lieu, mais à la fin il se rend compte que c’était du temps
perdu et qu’il n’a pas fait grand-chose. Je connais bien cette situation pour
être passé aussi par là. De nos jours cette situation est endémique dans les
milieux estudiantins et nous avons certainement à un moment donné de nos études
eu à vivre cela. Nous vivons malheureusement une ère où le pseudo-work est à la
mode. Je prends un exemple déjà vécus par moi : un étudiant décide de
rester chez lui toute une journée pour se rattraper. Il passe un coup de fil
qui au départ était supposer durer 5 minutes, mais après 20 minutes il est toujours
au téléphone et la conversation ne tend pas à sa fin. Il est en même temps
connecté sur le Messenger visible ou
invisible (je dois signaler ici qu’il existe des moyens de voir qui de ces
contacts est connecté en mode invisible. Demandez à Google, il vous dira.), ou
sur face book, et puisque se sont des amis qui sont en ligne, on se dit « pourquoi
pas échanger quelques mots avant de commencer ? » « Pourquoi ne
pas regarder quelques photos sur face book
avant de commencer à travailler ? » C’est ainsi que l’on prend (de
façon inconsciente) une pause avant même de commencer avec le travail. On décale
le début de ses révisions. A peine on a commencé à lire qu’on a faim, que c’est
un ami de longue date qui fait signe de vie, que c’est une visite imprévue qui
se signale ou alors c’est son émission TV préférée qui commence (on regarde la
série pour travailler pendant la pause publicitaire). On décale une fois de
plus le début et ainsi de suite. Finalement, on se dit : pourquoi ne pas
se coucher encore un peu avant de commencer ? Après le sommeil, on se
retrouve à une heure avancée de la journée et le travail n’a toujours pas
commencé et bonjour le stress. Le temps de se rendre compte que le travail
n’avance pas qu’il se fait déjà tard.
Le plus gros problème ici est que la plupart des
étudiants ne réalisent même pas qu'ils sont des " pseudo-worker". Ils se qualifient le plus souvent de
"multitasking". Il faut tout de même reconnaître que des fois
l’ordinateur se plante. Pour eux le pseudo-travail est un travail. C’est comme
cela qu’ils ont toujours fait, et c'est
ainsi que tous leurs amis font. Il ne
leur vient jamais à l’esprit qu'il pourrait
y avoir une meilleure façon. Même lorsque chez certaines personnes cela leur vient
à l’esprit de changer de méthode, ils préfèrent rester dans la vielle habitude (le
résultat est presque le même : en fin de semestre, à l’approche des examens,
nous sommes submergés et des fois
insatisfaits des résultats, bien que des fois positifs (succès aux examens etc.)).
Il existe néanmoins une catégorie d’étudiants qui connaissent bien les contours
du "pseudo-work". Eux- mêmes ont (et avec raison) peur de cette
situation de " pseudo-work" dans laquelle nous nous retrouvons le
plus souvent même de façon inconsciente. Elle est non seulement une perte de
temps mais aussi un épuisement pour notre
mémoire. La question á se poser des fois c’est comment certains étudiants
atteignent facilement les objectifs qu’ils se sont fixés ? J’ai posé la
même question à un de mes camarades un jour, et il m’a répondu : Je découpe de façon ciblée ce que j’ai
à faire en fonction du temps que j’ai à ma disposition et chaque tranche de
temps correspond à une tâche précise. Cela m’a rappelé une formule que j’ai lu
une fois et qui à première vue me paraissait banale bien que cela n’était pas
le cas : Travail Accompli= Temps
investit x Intensité de la concentration
sur la tâche. La qualité du travail ou le résultat dépend cependant en grande partie de la deuxième
partie de la formule. Plus on est concentré sur une tâche, plus on gagne en
temps, et plus on est effectif. Cela me rappelle aussi une théorie
Psychologique selon laquelle, le meilleur moyen d’obtenir une bonne note est de
préparer ses examens tout en étant sous pression. Chacun peut faire cette expérience
et s’en rendre compte. Cela est également valable pour d’autres secteurs d’activités.
Plus on est sous une certaine pression, plus on est effectif. Il est aussi vrai
que sous cet état le risque de mal faire est presque aussi grand.
Comment les étudiants peuvent-ils Alors atteindre leurs
objectifs? Une grande partie de la solution est le moment : ils gagnent en
efficacité en comprimant le travail en cibles à atteindre. Pour comprendre la
puissance de cette approche, pensez à la formule simple suivante: les "pseudo-workers"
disposent d’une très faible intensité de concentration. Aussi, pour accomplir
quelque chose par des "pseudo-work ", nous avons besoin de
passer beaucoup plus de temps. En regardant la formule citée plus haut, la
sagesse voudrait que l’on maximise l’intensité et minimise le temps espérant
atteindre un meilleur résultat. Permettons-nous de jouer à un petit jeu en
utilisant des échelles. Par exemple, nous allons classer l'intensité sur une
échelle de 1 à 10 (10 étant le plus intense). Supposons qu'il faut dix heures
pour terminer la préparation à un examen ou faire un devoir á remettre en "pseudo-work"
avec un score faible d’intensité 4. Selon notre formule, cette même quantité de
travail peut être accomplie en seulement quatre tranches d'une heure chacune
avec une intensité de 10. Le travail qui nous a pris toute la journée, pourrait
plutôt être terminé par exemple en travaillant
efficacement si on na pas autre chose à faire une heure après le petit
déjeuner, une heure après le déjeuner, et deux heures après le dîner. Le reste
de la journée sera libre pour nous détendre! Avec cette formule à l'esprit, nous
pouvons commencer à comprendre pourquoi de nombreux étudiants passent moins de
temps d'études que leurs camarades. Ils remplacent de longs moments de travail
à faible intensité par un petit nombre de courtes séances de travail de haute
intensité. Bien sûr, ce n'est pas toute l'histoire de leur réussite; ce que les
étudiants méthodiques font réellement dans ces courtes périodes est également
crucial (la technique est tout aussi important que le timing). Mais apprendre à
établir, suivre et respecter un programme efficace, tout en bannissant le "pseudo-work"
à partir de votre expérience au secondaire pour de bon, est une première étape
cruciale vers votre succès académique.
Pour accomplir cette transformation, vous devrez
cependant prendre le contrôle de votre style de vie, ce qui n’est souvent pas
une tâche aisée. Par exemple, vous aurez besoin de répartir (découper) les
séances de travail intense pour que vous ayez le temps pour recharger. Cela
nécessite des compétences de base en gestion du temps. Vous allez aussi avoir à
vaincre vos envies de remettre à plus
tard, parce que le calendrier de votre travail est inutile si vous n'avez pas
effectué de tâche dans le temps que vous vous êtes mis de côté (je me souviens
à l’époque au lycée, j’établissais en début d’année un emploi de temps parfait.
Je le collais au mur de ma chambre pour satisfaire les parents mais que je ne le
respectais jamais ou alors juste dans son quart. Je m’étais toujours demandé à
quoi cela était dû ? Ce n’est que plus tard que je compris où le problème se
posait: Cela nécessite de la motivation).
Enfin, pour obtenir le niveau le plus élevé de
l'intensité, vous devez choisir les bons endroits (maison, biblio, salle
d’études etc.), moments de la journée (matin, midi, soir, nuit), et des durées
d'étude (1h, 2h, 3h,…). Si vous n'êtes pas attentifs sur la manière dont vous
sélectionnez ces trois facteurs, vous pouvez involontairement saboter votre
capacité à vous concentrer. Cela nécessite une stratégie intelligente de
planification.
Je m’évertue juste
à partager (comme je l’ai moi-même appris) comment répondre à ces exigences.
Tout commence par la présentation d'un système simple de gestion du temps, sur
mesure pour le style de vie estudiantine. N'ayez pas peur, le système est
incroyablement léger. Il est conçu pour n’utiliser que quelques minutes (max.
15 min) par jour de la planification et peut survivre à des périodes de
négligence. La première partie se poursuit avec un ensemble de stratégies de
bataille testé pour aider à lutter contre la procrastination. Les conseils sont
le plus souvent le fruit des conseils et des échanges avec plusieurs étudiants
sur la question, qui malgré la vie du nouveau étudiant ne peut se frayer un
chemin et développer une stratégie pour les études. Il est, je me dis simple,
facile à appliquer et efficace. Cette partie se termine par une discussion sur le
moment pendant la journée, ou sur le campus, et pour combien de temps étudier
pour optimiser votre productivité.
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